NOUVEAUX USAGES

03 mars 2009

Comment les jeunes vivent-ils et apprennent-ils avec les nouveaux médias ?

La Fondation Mac Arthur vient de livrer les résultats d’une imposante étude qualitative sur la pratique des nouveaux médias par les jeunes.

Ce projet de recherche sur la jeunesse numérique (http://digitalyouth.ischool.berkeley.edu/)   a rassemblé sur 3 ans plus de 28 chercheurs et s’est intéressé aux pratiques de plus de 800 jeunes.

Selon les conclusions de l’étude Vivre et apprendre avec les nouveaux médias (http://digitalyouth.ischool.berkeley.edu/report),   le temps que les adolescents et les jeunes adultes passent en ligne, sur MySpace ou sur leur messagerie instantanée, n’est pas une perte de temps, mais leur permet de grandir, de mûrir. "En passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoir-faire sociaux et techniques qui leur sont nécessaires pour participer à la société contemporaine", explique au New York Times (http://www.nytimes.com/2008/11/20/us/20internet.html?_r=1)   la sociologue Mizuko Ito qui a dirigé l’étude (http://www.itofisher.com/mito/).  "Ils apprennent à s’entendre avec les autres, à gérer leur identité publique, à cré! ;er des pages web." Pour Mizuko Ito, les dangers de l’internet sont surestimés. "Il y a beaucoup de désarroi sur ce que font les jeunes en ligne. La plupart du temps, ils se socialisent avec leurs amis ou avec d’autres jeunes qu’ils ont rencontrés à l’école, en vacances ou au sport."

Typologie des pratiques des jeunes

Interviewée longuement ( http://henryjenkins.org/2008/11/hanging_out_messing_around_gee.html, http://henryjenkins.org/2008/11/_many_writers_talk_about.html   & http://henryjenkins.org/2008/11/hanging_out_messing_around_gee_1.html)   avec d’autres auteurs de l’étude sur le blog d’Henry Jenkins (ex-directeur du programme d’études comparée des médias au MIT), Mimi Ito explique que l’apport principal de l’étude a été de comprendre comment différents types de pratiques étaient reliés les uns aux autres. "Ce qui distingue les pratiques médiatiques des jeunes repose sur la différence entre ce que nous avons appelé les pratiques conduites par l’amitié et les pratiques organisées autour de centres d’intér&! ecirc;t. La participation axée sur l’amitié correspond à ce que la plupart des jeunes font en ligne : passer du temps avec leurs amis, s’amuser, flirter et se comparer par l’intermédiaire des sites sociaux comme MySpace ou Facebook. La participation axée sur les centres d’intérêt, elle, renvoie à des pratiques plus créatives ou plus technophiles, où les jeunes se connectent en ligne avec d’autres autour de passions ou d’intérêts partagés tels que les jeux ou la production créative."

En plus de ces participations axées sur l’amitié ou les centres d’intérêt, "nous avons également identifié trois types de participation et d’apprentissage", explique Haether Horst, anthropologue à l’université de Californie :

  • "Hanging out" (passer du bon temps ensemble), en utilisant des outils comme la messagerie instantanée, Facebook ou MySpace pour retrouver et discuter avec ses amis ;
  • "Messing out" (surfer, se frotter à l’extérieur), chercher de l’information, bricoler avec des moyens expérimentaux ou naviguer au hasard ;
  • "Geeking out" (bidouiller), ou se plonger en profondeur dans un domaine d’intérêt ou de connaissance spécialisé.

"Ce qui est important à propos de cette typologie est qu’il ne s’agit pas de classer les jeunes comme ayant une identité unique ou un ensemble d’activités bien déterminé. Mais d’identifier clairement différentes façons dont ils peuvent participer à la culture médiatique. (…) La diversité des pratiques reflète les différentes motivations, les niveaux d’engagement et d’intensité dans l’emploi de ces nouveaux médias", explique Mimi Ito. Les jeunes utilisent la messagerie instantanée et le téléphone mobile pour se coordonner avec leurs amis, mais aussi des capacités techniques pointues pour télécharger des films ou encore, trouver des tutoriels pour apprendre à bidouiller leur ord! inateur.

L’étude insiste longuement sur le fait que les jeunes utilisent l’internet pour se socialiser entre eux. Comme le dit la chercheuse danah boyd, "il est essentiel pour les adultes de se rendre compte que ces sites fonctionnent essentiellement pour renforcer des connexions préexistantes, en utilisant les technologies comme moyen de médiation. La mobilité des jeunes est fortement restreinte, et les technologies sont un moyen pour eux de sortir du cadre de l’école. Les sites sociaux sont devenus des moyens d’agrandir leur espace. Le fait qu’ils puissent être utilisés par les jeunes pour se connecter avec des gens qu’ils ne connaissent pas ne signifie pas qu’ils le fassent. En mettant l’accent sur les risques, les adultes ont perdu le contact avec les avantages que ces sites offrent &agrav! e; la jeunesse."

Tout à fait, renchérit Christo Sims, étudiant à l’école d’information de Berkeley, la plupart des pratiques observées montrent que les jeunes utilisent les sites sociaux pour compléter leurs relations sociales hors ligne plutôt que pour se faire de nouveaux amis à l’autre bout du monde. "Cela dit, il y a bien sûr eu des cas où les jeunes ont développé des relations en ligne qui s’étendaient au-delà de l’école, de leur quartier ou de leurs groupes d’activités. Les jeunes les plus marginalisés (comme les homosexuels, les minorités ethniques ou les immigrants) dans leurs univers locaux et sociaux vont plus souvent en ligne à la recherche d’amiti&e! acute; ou d’intimité." Les pratiques axées sur les centres d’intérêt produisent plus souvent des interactions avec des gens au-delà de leur région ou des groupes sociaux auxquels les jeunes appartiennent. "Quand dans ces cas-là des amitiés se développent, elles ressemblent à des relations entre correspondants, partageant des impressions sur ce à quoi la vie ressemble dans leurs villes respectives, discutant des défis ou des problèmes à être adolescents." Des interactions qui ressemblent plutôt à une auto-exploration ou à un jeu sur l’identité.

Traduction de la synthèse de l’étude (p. 1-3) "Vivre et apprendre avec les nouveaux médias" (http://digitalyouth.ischool.berkeley.edu/files/report/digitalyouth-WhitePaper.pdf)

Les sites de réseau social, les jeux en ligne, les sites de partage vidéo, les gadgets comme les iPod et les téléphones mobiles, sont désormais les accessoires de la culture des jeunes. Ils ont tellement imprégné la vie des jeunes qu’il est difficile de croire qu’ils n’existent que depuis une décennie. Aujourd’hui, comme c’était d’ailleurs le cas hier pour leurs prédécesseurs, les jeunes arrivent à l’âge de la lutte pour l’autonomie et l’identité, mais ils le font au milieu de nouveaux modes de communication, de nouvelles formes d’amitié, de jeu et d’auto-expression.

(…) L’étude a été motivée par deux principales questions de recherche : comment les nouveaux médias s’intègrent-ils dans les pratiques et les agendas des jeunes ? Et comment ces pratiques modifient-elles la dynamique des négociations, des alphabétisations, de l’apprentissage et de la connaissance des jeunes ?

L’extension des liens d’amitié et des intérêts

Les espaces en ligne permettent aux jeunes de se connecter avec leurs pairs par de nouveaux moyens. La plupart des jeunes utilisent les réseaux en ligne pour étendre leurs relations amicales entre leurs contextes familiers, l’école, les organisations religieuses, les activités sportives et autres activités locales. Ils peuvent être always on, en contact constant avec leurs amis par SMS, messagerie instantanée, téléphone mobile ou connexion internet. Cette présence continue exige une maintenance et des négociations à travers des communications privées comme la messagerie instantanée ou les téléphones mobiles et à travers des communications publiques comme les sites sociaux tels que MySpace ou Facebook. Avec ces pratiques conduites par l’amitié, les jeunes sont en contact constant avec d! es gens qu’ils connaissent déjà dans leur vie réelle. La majorité des jeunes utilisent les nouveaux médias pour passer du temps avec leurs amis et étendre leurs liens d’amitié de cette façon.

Un plus petit nombre de jeunes utilisent également leur connexion pour trouver de l’information ou explorer leurs centres d’intérêt qui vont au-delà de ce à quoi ils ont accès à l’école ou de ce qu’ils trouvent dans leur communauté locale. Les groupes en ligne permettent aux jeunes de se connecter à des pairs qui partagent des centres d’intérêt, qu’il s’agisse de jeux en ligne, de création littéraire, d’édition vidéo ou d’autres activités artistiques. Dans ces réseaux motivés par l’intérêt, les jeunes trouvent de nouveaux pairs en dehors de leurs communautés locales. Ils peuvent également trouver des occasions de faire connaitre et diffuser leurs travaux en ligne pour acqu&! eacute;rir de nouvelles formes de visibilité et de réputation.

Auto-apprentissage et apprentissage par les pairs

Que se soit dans les activités motivées par l’amitié ou les centres d’intérêt, les jeunes créent et naviguent entre de nouvelles formes d’expression et de nouvelles règles de comportement social. Durant ces processus, ils acquièrent diverses formes de techniques et de compétences en explorant de nouveaux centres d’intérêt, en bricolant et en jouant avec de nouvelles formes de médias. Souvent, ils commencent avec une requête sur Google ou se cachent dans des salles de tchat pour en savoir plus sur le sujet qui les intéresse. Par essai-erreur, ils ajoutent de nouvelles compétences à leur répertoire, comme de savoir créer une vidéo ou personnaliser un jeu ou leur page MySpace. Les adolescents partagent ensuite leurs créations et reçoivent des commentaires des autres.! Par son immédiateté et son ampleur, le monde numérique réduit les obstacles à l’apprentissage autonome.

Contrairement à l’image classique, "bricoler" est un fait hautement social et engagé, bien que généralement peu partagé par des amitiés locales. Les jeunes utilisent des connaissances spécialisées à la fois d’adultes et d’adolescents aux quatre coins du monde, avec l’objectif d’améliorer leur savoir-faire et d’acquérir de la réputation auprès de pairs experts. Ce qui rend ces groupes uniques, c’est que si les adultes y participent, leur âge ne les rend pas automatiquement experts. Le bricolage, à de nombreux égards, efface les repères traditionnels de statut et d’autorité.

Les nouveaux médias permettent une liberté et une autonomie que les jeunes ne retrouvent pas dans leurs salles de classe. Les jeunes se respectent quand ils interagissent en ligne, et sont plus prompts à apprendre de leurs pairs que des adultes. Leurs efforts sont surtout appliqués à eux-mêmes, et les résultats apparaissent surtout via l’exploration, ce qui contraste avec l’apprentissage scolaire qui est orienté vers des buts et des objectifs bien définis.

Implications pour les éducateurs, les parents et les décideurs

Les nouveaux médias ont modifié la façon dont les jeunes se socialisent et apprennent. Ce qui soulève une série de questions que les éducateurs, les parents et les décideurs devraient prendre en considération.

Les nouveaux médias sociaux et de divertissement sont utilisés comme des lieux d’apprentissage. Contrairement à la perception qu’en ont les adultes, tout en s’amusant sur l’internet, les jeunes apprennent les bases de compétences sociales et technologiques dont ils ont besoin pour participer pleinement à la société contemporaine. Eriger des barrières à la participation, c’est priver les jeunes de l’accès à ces formes d’apprentissages. La participation à l’âge du numérique signifie plus que d’être capable d’accéder à l’information et à la culture "sérieuse". Les jeunes tireraient profit d’éducateurs plus ouverts à des formes d’expérimen! tation et d’exploration sociale qui ne sont généralement pas caractéristiques des établissements d’enseignement.

Reconnaître des distinctions importantes dans la culture et l’alphabétisation de la jeunesse. Les participations en ligne axées sur l’amitié et les centres d’intérêt ont de nombreuses connotations sociales. Par exemple, alors que les activités conduites par l’amitié sont centrées sur une culture de pairs, la participation adulte est mieux accueillie dans des formes d’apprentissage plus bricolées. En outre, le contenu, les façons de relayer et les compétences qui valorisent les jeunes sont très variables selon les types de groupes sociaux qui leur sont associés. La diversité de ces formes d’alphabétisation numérique signifie qu’il est difficile de développer une série de points de repère normalis&! eacute;s pour mesurer les niveaux de compétences et les techniques d’alphabétisation aux nouveaux médias.

Capitaliser sur l’apprentissage par les pairs. En utilisant les nouveaux médias, les jeunes apprennent souvent de leurs pairs, plutôt que par des professeurs ou des adultes. Les notions d’autorité et d’expertise sont ouvertes. Cet apprentissage, fondamentalement différent de l’enseignement traditionnel, est souvent vu négativement par les adultes comme une "pression sociale". Pourtant, les adultes peuvent encore avoir énormément d’influence dans la mise en place d’objectifs d’apprentissage, particulièrement du côté de l’exploration de centres d’intérêt, où les adultes ont conservé un rôle de modèle et de pair plus expérimentés.

Un nouveau rôle pour l’éducation ? Les formes de participation de la jeunesse dans ce monde en réseau suggèrent de nouvelles façons de penser le rôle de l’éducation. Qu’est-ce que cela signifie vraiment d’exploiter le potentiel des possibilités d’apprentissage offertes par les ressources en ligne et les réseaux ? Plutôt que de supposer que l’éducation sert principalement à préparer les jeunes à leurs carrières futures, pourrait-on la penser comme un processus destiné à guider la participation des jeunes à la vie publique de façon plus générale ? (…)

Les jeunes sont-ils vraiment des "digital natives" ?

Peut-on parler de "digital natives" pour décrire ces jeunes nés avec les technologies numériques ?, interroge encore Henry Jenkins ( http://henryjenkins.org/2008/11/_many_writers_talk_about.html). Le terme permet de souligner la relation forte que les jeunes ont avec les technologies, explique Rebecca Herr Stephenson de l’Institut de recherche sur les humanités de l’université de Californie, "mais la plupart des étudiants que j’ai observés et interrogés pour ma part n’ont pas nécessairement un ordinateur, un accès internet ou un équipement vidéo à disposition en permanence." En revanche, ils utilisent souvent leur créativité et les technologies pour trouver de l’inform! ation, s’exprimer ou communiquer avec leurs amis, comme ceux qui transforment un appareil photo numérique en lecteur mp3. L’avantage du terme de "digital natives", explique danah boyd, même s’il est ambigu, c’est qu’il valorise l’engagement des adolescents avec les médias numériques et montre qu’ils ne sont ni muets, ni incapables. Pourtant, par le "renforcement des distinctions entre les générations, nous renforçons la ségrégation endémique fondée sur l’âge qui sévit dans notre société. Beaucoup des difficultés sociales et civiques que nous connaissons découlent de la manière que nous avons séparé les gens (notamment) en fonction de l’âge."

Souvent, les parents veulent structurer le temps passé en ligne de leurs enfants. Mais comme le montrent certains résultats de l’étude, les expériences les plus productives naissent souvent quand les jeunes utilisent l’ordinateur d’une manière non structurée, quand ils passent du bon temps ou naviguent au hasard. "Il est important de noter que l’engagement productif ne correspond pas seulement aux apprentissages traditionnels ou à l’alphabétisation technique", rappelle danah boyd. "En tant que société, nous n’avons jamais consacré beaucoup de temps à examiner la façon dont les jeunes apprennent à être compétents socialement, comment ils apprennent à faire sens des normes culturelles et à dévelo! pper les contrats sociaux, ou la façon dont ils apprennent à lire les réactions des autres et à agir en conséquence. Nous attendons des jeunes qu’ils soient polis et tolérants, qu’ils respectent les sentiments des autres, et qu’ils se comportent de façon appropriée dans des situations différentes. C’est tout ce que nous leur apprenons. Et on ne le leur apprend pas seulement en leur disant comment se comporter. Ils ont besoin d’expérimenter socialement, d’interagir avec des pairs, à faire des erreurs et à ajuster leur comportement.(…) Même les pratiques avilissantes ou dégradantes qui ont lieux en ligne sont extrêmement productives."

Pour autant, les auteurs de l’étude (http://henryjenkins.org/2008/11/hanging_out_messing_around_gee_1.html)   ne portent pas un regard fasciné sur l’apport des technologies à cette génération. Pas plus qu’à l’inverse ils n’assassinent ces natifs du numérique, contrairement aux propos sans nuances de Mark Bauerlein, auteur de The Dumbest Generation (La génération la plus bête). "Pour de nombreux jeunes, y compris certains de ceux que nous avons interrogés et observés dans le Digital Youth Project, l’internet est une grande vague de jeux en flash enveloppé de bannières publicitaires, de sites web pleins d’informations inexactes et de sociétés qui cherchent à se ! faire de l’argent sur le dos des jeunes", explique Rebecca Herr. "Cependant, contrairement à Bauerlein, je ne pense pas que ce soit la faute des enfants. Je pense que c’est de notre faute, parce que les adultes (parents, éducateurs, décideurs, médias…) ne font pas d’efforts pour comprendre l’internet du point de vue des jeunes", et leur apprendre à mieux évaluer ce qu’ils rencontrent en ligne. "La critique de Bauerlein n’est pas nouvelle et on l’entend fréquemment dans les propos des parents et des enseignants quand ils évoquent les façons d’écrire en SMS ou quand ils regrettent les activités que les jeunes abandonnent au profit des jeux vidéos ou du surf sur le web." "Il est tentant de blâmer les médias ou les nouvelles technologies pour expliquer les ! problèmes culturels ou sociaux que l’on rencontre! "< /em>, explique encore Mimi Ito. "Mais la recherche a montré que les choses sont beaucoup plus complexes que cela, et utiliser les médias comme un bouc-émissaire occulte quelques importantes conséquences sous-jacentes. Une nouvelle technologie se développe hors de nos normes et de nos pratiques. Le fait que de nombreux jeunes ne fassent pas partie du type de culture que décrit Bauerlein n’est pas un problème causé seulement pas la technologie, mais est beaucoup plus profondément ancré que cela dans les différences sociales et culturelles existantes. Si les jeunes font des choses en ligne qui semblent improductives ou problématiques, nous ne pensons pas que la réponse soit de bannir leur média. Au contraire. Nous pensons qu’il est important d’examiner et d’essayer de transformer les problèmes sociaux sous-jacents que ce soit la ! commercialisation d’espace en ligne, l’absence de liens entre enfants et professeurs, ou le fait que la connaissance théorique ne semble pas pertinente à de nombreux enfants."

La participation des plus jeunes n’est pas homogène : recouvre-t-elle les fractures sociales, culturelles et économiques de la société ? Quel rôle jouent les différences de classes sociales dans l’usage qu’ont les jeunes de ces plateformes ?

Alors que de plus en plus les jeunes de toutes les classes sociales aux États-Unis ont la chance d’avoir accès à ces nouveaux médias, force est de constater que la nature et la qualité de cet accès est encore très variable, explique Lisa Tripp, enseignante en communication au Collège d’information de l’université d’Etat de Floride. De nombreux jeunes provenant des classes pauvres ou ouvrières ne doivent compter que sur l’école pour avoir accès à l’internet et aux outils de production numériques. Reste qu’à l’école l’utilisation de ces médias n’est pas la même : elle est souvent conduite par l’enseignant et elle exclue souvent l’accès aux sites sociaux, &! agrave; la messagerie instantanée, et aux outils qu’utilisent les jeunes générations. "Pour eux, ce peut être un défi de trouver le temps, le lieu et les ressources pour faire une expérience plus ouverte de ces médias, et pour s’engager dans les pratiques que la jeunesse trouve la plus riche de sens". De plus, chez les plus pauvres, les pratiques sociales liées à l’ordinateur sont moins bien acceptées par les familles, qui souhaitent que leurs enfants utilisent l’ordinateur de la manière la plus efficace possible.

Pourquoi les activités des plus jeunes glissent-elles en ligne ?

L’étude insiste longuement sur le fait que les jeunes utilisent les nouveaux médias pour faire des choses qu’ils faisaient auparavant hors ligne. "Pourquoi les activités des plus jeunes glissent-elles en ligne ?", demande encore Henry Jenkins.

"Les pratiques sont les mêmes, mais elles sont remaniées de nouvelles façons", explique Christo Sims. "En matière de flirt, le principal avantage de le faire en ligne, c’est que l’ensemble du processus peut-être à la fois plus contrôlé et apparemment plus décontracté. Les échanges asynchrones offrent plus de temps pour se composer. De plus, il y a moins de choses à gérer comparativement au téléphone ou à l’interaction en face à face : le ton de la voix, la posture et une foule d’autres signes non verbaux n’ont pas à être gérés. En outre, chaque tour de messagerie est, au moins dans un premier temps, très bref et faiblement impliquant : un court message "n’est pas grand-ch! ose"." Un type de comportement que le chercheur appelle la "désinvolture composée". "Autre avantage du flirt en ligne, c’est qu’il n’a pas à faire face à un groupe de pairs" A l’école, les interactions entre filles et garçons se font souvent en groupe et sont très vite connues. Si l’internet sait amplifier ce sentiment d’agir en public, il sait aussi offrir des modes de communications privées. Enfin, les conflits et les rejets sont plus faciles à gérer en ligne : il suffit de ne pas répondre à un message pour débouter un prétendant. Cette stratégie passive permet également à la personne rejetée de sauver la face, car il n’est jamais officiellement rejeté : la conversation s’est juste arrêtée.

Il faut bien voir que si les relations par les réseaux offrent de nouvelles possibilités d’interactions sociales, elles prennent la place de libertés qui ont été confisquées, dénonce danah boyd. Lorsqu’on demande aux adolescents s’ils préfèrent se socialiser en ligne ou hors ligne, ils disent toujours préférer les relations en face à face. "Pourtant, pour de nombreux jeunes, ces interactions sont souvent irréalisables." Les raisons sont diverses : certains adolescents ne disposent pas de capacités de transports pour rencontrer leurs amis, d’autres n’ont pas le temps car leur vie est fortement structurée par les activités… L’autorité parentale et les pratiques sociales limitent beaucoup les réunions des je! unes entre eux. Malgré qu’ils soient souvent ensemble, "tout compte fait, les jeunes ont peu l’occasion de se réunir avec leurs amis, et encore moins avec leurs pairs. Les sites sociaux et d’autres réseaux publics permettent aux jeunes de se rassembler avec de nouveaux moyens, de façon asynchrone et dans différents espaces physiques."

Source : http://www.internetactu.net/2008/12/01/comment-les-jeunes-vivent-ils-et-apprennent-ils-avec-les-nouveaux-medias/

Comment Google apprend-t-il à nous écouter ?

Voilà longtemps que Google cherche à nous écouter, comme si suivre le moindre de nos mouvements en ligne ne lui suffisait pas. Mais c’est par le mobile que Google va peut-être parvenir à ses fins.

La nouvelle application de recherche vocale pour l’iPhone développée par Google est ambitieuse (à télécharger ici : http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=284815942&mt=8),   explique Kate Greene dans la Technology Review (http://www.technologyreview.com/communications/21696/?a=f).   Le principe est pourtant simple : permettre aux gens d’utiliser un moteur de recherche en faisant une requête vocale comme l’explique avec beaucoup de pédagogie cette vidéo de présentation (http://www.youtube.com/watch?v=y3z7Tw1K17A).

La difficulté de ce type d’entreprise est connue : la compréhension des termes énoncés peut être multiple. Et cela n’est pas sans difficultés pratiques, comme le montre les problèmes que connait l’application avec certains accents britanniques, rapporte l’AFP.

Heureusement pour lui, Google a un énorme volume de données sur comment les internautes utilisent les moteurs de recherche : une connaissance que Google va utiliser pour entraîner son algorithme. Si le système a un problème pour interpréter un mot dans une phrase, il va pouvoir regarder quels termes sont fréquemment groupés ensemble pour mieux les reconnaître. Google possède déjà des données corrélant des données parlées à des mots écrits, via son service Goog411 (http://www.google.com/goog411/),  un système de pages jaunes vocales qui permet, selon votre localisation et votre requête d’être mis en contact avec le service de votre choix. Selon Mike Cohen, chercheur chez Google, l! es exemples vocaux provenant de ce service ont été une ressource utile pour entraîner le système. Mais les données que Google a utilisées pour Goog411 font encore pâle figure face à celles qu’il va pouvoir collecter : "La bonne nouvelle par rapport à cette nouvelle application est que Google va collecter plein de données parlées", explique Jim Glass, chercheur au MIT et directeur du Groupe des systèmes des langages parlés. "En accumulant toutes ces données, ils vont améliorer plus encore leur système de reconnaissance vocale." C’est là le principe que Google applique à la plupart de ses innovations : faire qu’elles soient des réceptacl! es à données afin non seulement de les nourrir,! mais pl us encore de les développer.

Bien que Google n’ait pas dévoilé de détails sur le fonctionnement de son système de reconnaissance vocale, il est probable qu’il n’ait pas encore fait quelque chose de radicalement nouveau, explique Nelson Morgan de l’Institut international pour la science de l’informatique. "Tous ceux qui font de la reconnaissance de la parole ont des systèmes qui ressemblent à celui-là". D’abord, le système analyse les caractéristiques de la voix. Ensuite, sur la base de probabilités, il corrèle les sons aux mots. Enfin, ces mots sont triés via des modèles qui utilisent des combinaisons ou des séquences de mots pour lever les ambiguïtés.

"La beauté des moteurs de recherche est qu’ils n’ont pas besoin d’être précisément exact", explique encore Jim Glass à la Technology Review. Quand un utilisateur soumet un mot, l’algorithme de Google ne fait que le placer dans son moteur et propose à l’utilisateur de choisir le bon résultat ou de recommencer. "Comme les gens ont l’habitude de raffiner leurs requêtes quand ils font une recherche sur le web, ils sont plus tolérants avec l’imperfection des résultats".

Source : http://www.internetactu.net/2008/12/10/comment-google-apprend-t-il-a-nous-ecouter/

15 février 2009

Economie numérique : trois domaines à forte croissance

En cette période de grands doutes, l'économie numérique apparaît plus que jamais comme un relais de croissance important, qui suscite l'espoir des politiques, des investisseurs, comme des entrepreneurs.

Par Jean de Chambure, responsable Nouveaux Médias, pour Banque de détail en France BNP Paribas

Preuve de l'intérêt pour l'économie virtuelle, le plan "France numérique 2012". Celui-ci est plutôt ambitieux et prouve assez bien l'engagement du gouvernement sur le sujet. Laissons toutefois aux "économistes distingués" le soin de commenter ces cent cinquante quatre mesures et concentrons nous simplement sur trois aspects positifs de cette économie. Premier aspect : les réseaux sociaux. C'est passé presque inaperçu, mais le site de réseaux sociaux professionnels LinkedIn a levé 22, 7 millions de dollars. Une levée de fonds modeste, mais qui prouve la croissance durable de l'audience de ce site qui compte désormais plus de trente millions d'internautes. Au-delà de ces succès d'audience, l'avenir des réseaux d'entrepreneurs semble grand ouvert sur Internet.

La sécurité et les services informatiques

Côté grand public, Facebook n'a pas encore mis en œuvre un modèle rentable, mais l'on peut supposer que cette audience sera massivement exploitée par la publicité. De son côté, MySpace serait profitable depuis un an. La souffrance des modèles de grands portails comme Yahoo! devrait par ailleurs profiter à ces nouveaux lieux où l'audience ne cesse de bondir. Deuxième en lice : le secteur de la sécurité et des services informatiques. Ce n'est pas le marché le plus glamour de l'économie numérique, mais le renforcement du commerce en ligne va de paire avec une prise de conscience accrue des entreprises sur la nécessité de mieux sécuriser leurs systèmes, d'assurer une sauvegarde des données efficace sans craindre d'externaliser ses prestations. Une société comme Risc Group tire ainsi habilement parti de la croissance de ce secteur de l'économie en prévoyant d'atteindre 108 millions d'euros d'ici juin 2009, soit 42 % de croissance !

L'Internet nouveau

Dernier volet : l'Internet des objets. L'Atelier en a exploré le potentiel dans son dossier spécial sur le sujet. On peut présumer que la stratégie de la société Violet sur les objets communicants (dont les Ztamps) sera payante. Le Nabaztag a déjà été vendu à plus de 280.000 exemplaires... Mais la nouveauté se crée aussi avec des sites inattendus comme www.wix.com. Celui-ci offre aux entreprises la possibilité de créer un site Internet de bonne facture. Une idée révolutionnaire ? Pas vraiment ! Mais celle-ci est particulièrement bien mise en œuvre avec un prix quasiment imbattable (9,9 dollars par site). Selon Wix, l'offre séduirait près de 1500 clients par jour. Un beau dynamisme, par ces temps couverts !

Source : http://www.atelier.fr/medias-loisirs/4/28102008/economie-numerique--internet--objets--reseaux-sociaux--securite-37371-.html

10 décembre 2008

La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française - enquête 2008

Paris, le 10 décembre 2008

L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et le Conseil Général des Technologies de l’Information (CGTI) rendent publics les résultats de l’enquête annuelle sur la diffusion des technologies de l’information (téléphonie fixe, téléphonie mobile, internet, micro-ordinateur) dans notre pays.

Cette enquête, conduite par le CREDOC sur la demande conjointe de l’ARCEP et du CGTI, a été réalisée en juin 2008 par entretiens en face-à-face auprès d’un échantillon de 2.221 personnes représentatif de la population française de 12 ans et plus.

1. Equipement en téléphonie fixe et mobile

  • L’équipement en téléphone fixe repart à la hausse

En juin 2008, 85% des adultes disposent d’au moins une ligne de téléphone fixe à leur domicile. Ce taux marque une reprise de l’équipement en téléphone fixe des ménages, après une décennie de baisse marquée par la substitution du mobile au fixe, et un palier à 82-83 % atteint entre 2005 et 2007. Cette reprise illustre le succès des offres forfaitaires de services à haut débit couplant l’internet, la téléphonie, illimitée sur certaines destinations, et la télévision.

  • Progression spectaculaire de la voix sur large bande depuis 2005

Le rythme de développement de la téléphonie par ADSL est extrêmement rapide. En juin 2008, 37% de l’ensemble des adultes, et en particulier plus de la moitié des moins de 40 ans téléphonent via un boîtier ADSL.

La téléphonie par l’ordinateur, en revanche, ne se développe pas et son usage demeure limité à moins d’une personne sur dix.

Il existe deux façons de téléphoner par Internet :

• Le téléphone via l'ADSL, appelé aussi "voix sur large bande" désigne les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau d'accès à Internet. Le service est fourni à l'utilisateur par un opérateur qui maîtrise la qualité du service. En pratique, l'utilisateur dispose d'un boîtier branché sur la prise téléphonique (appelé parfois " box ").

• Le téléphone par ordinateur, appelé aussi "voix sur Internet", désigne les services de communications vocales utilisant le réseau public Internet. La qualité du service n'est pas maîtrisée par un opérateur. En pratique, l'utilisateur télécharge sur son micro-ordinateur un logiciel approprié (Skype ou Net Meeting par exemple), et branche un micro et des hauts parleurs sur l'ordinateur ; et si l'ordinateur est muni d'une caméra (webcam), il peut même transmettre son image ou recevoir celle de son interlocuteur.

Les modalités de la concurrence entre opérateurs de téléphonie fixe évoluent rapidement : les personnes qui accèdent, dans leur logement, aux services du seul opérateur historique ne représentent plus que la moitié des adultes. Près d’un quart des personnes ont désormais accès au réseau fixe via un unique opérateur qui n’est pas France Télécom, grâce au dégroupage total et aussi à la revente de l’abonnement, qui permet à un opérateur alternatif de facturer à son client l’abonnement téléphonique " traditionnel " (RTC), client qui n’a alors plus de rapport commercial avec France Télécom. Aussi, la proportion de personnes qui ont affaire à deux opérateurs se réduit à 12%.

Les modalités de développement de la concurrence qui se sont imposées dans un premier temps, sélection du transporteur puis dégroupage partiel, laissent progressivement la place aux autres modalités, au premier rang desquelles le dégroupage total.

  • La croissance de l’équipement en mobiles se prolonge

Le taux d’équipement en téléphone mobile progresse à nouveau de trois points et atteint 78%.

Le double équipement fixe-mobile continue de croître, et tend à devenir la norme au fur et à mesure que les générations plus âgées s’équipent en mobile : les deux tiers des adultes ont un fixe et un mobile. C’est le cas des trois quarts des personnes entre 18 et 39 ans.

La proportion des personnes qui ne disposent que d’un téléphone mobile se stabilise autour de 15%. Il s’agit surtout de personnes jeunes, entre 18 et 39 ans, vivant seules, et dont le revenu est peu élevé. En particulier, un quart des personnes vivant seules, et un quart des ouvriers utilisent seulement un téléphone mobile.

2. Equipement en micro-ordinateurs et connexion à Internet

  • L’accès à Internet au domicile progresse à nouveau sensiblement

L’équipement en micro-ordinateur progresse de trois points entre juin 2007 et juin 2008, les deux tiers des adultes disposent désormais d’un ordinateur à leur domicile. L’accès à Internet motive la plupart des nouveaux adeptes des ordinateurs : l’accès à Internet augmente, sur la même période, de cinq points, pour concerner 58% des adultes. La proportion d’ordinateurs qui ne sont pas reliés à la Toile se réduit d’année en année.

Le bas débit a désormais quasiment disparu, le taux d’accès à Internet à haut débit rejoint le taux d’accès général à Internet.

  • Le développement de l’accès à Internet passe essentiellement par le domicile

La croissance de l’accès à Internet est essentiellement le fait des accès domestiques. Alors que l’accès à Internet sur le lieu de travail, très lié à la nature de l’emploi et au secteur d’activité, n’augmente que très lentement, l’accès des adolescents au collège ou au lycée se développe, mais l’usage effectif, nécessairement partagé entre élèves, en reste peu fréquent.

  • Les modes d’accès à la télévision évoluent rapidement

La réception de la télévision par une antenne hertzienne classique diminue d’année en année. En 2006, les trois quarts des personnes recevaient la télévision par ce moyen, elles ne sont plus que 68% en 2008. Peu à peu la TNT hertzienne s’y substitue : en juin 2008, près d’un tiers des personnes accède aux chaînes " classiques " par la TNT hertzienne, pour seulement 10% un an plus tôt.

La télévision par l’ADSL gagne de nouveaux spectateurs, essentiellement grâce au succès des forfaits " triple play " à haut débit : 17% des personnes de 12 ans et plus ont accès à la télévision par ADSL.

Les modes d’accès à la télévision, en se diversifiant, se multiplient aussi au sein même des foyers : en juin 2008, une personne sur deux peut utiliser plusieurs modes d’accès aux programmes, alors que deux ans plus tôt, ce n’était le cas que de un tiers des personnes.

3. Usages du téléphone mobile

  • Le téléphone mobile est encore essentiellement dédié à la voix et aux SMS

Peu de personnes interrogées lors de l’enquête déclarent utiliser leur téléphone mobile pour naviguer sur Internet, pour consulter leurs mails ou pour regarder la télévision. Ces usages ne décollent pas encore, pour ce qui est des usages réguliers et habituels en tous cas. 6% seulement des possesseurs de téléphone mobile disent l’utiliser pour naviguer sur Internet, et 2% seulement déclarent regarder la télévision sur leur mobile.

Le nombre de SMS envoyés par utilisateur, en revanche, ne cesse de progresser, particulièrement vivement cette année, avec une augmentation de 25% (19 SMS par semaine en moyenne contre 14 en 2007). Rappelons qu’il s’agit ici d’une moyenne issue des réponses des personnes faites à l’enquête, à la question " environ combien de SMS envoyez vous par semaine ? " et non pas d’un décompte exact du nombre de messages effectivement envoyés. Il n’en demeure pas moins que les réponses à cette question, posée dans les mêmes conditions d’une année sur l’autre, révèlent un usage plus intensif de ce mode de communication.

Le boom des SMS en 2008 est porté entièrement par les plus jeunes utilisateurs, séduits notamment par les forfaits permettant un nombre illimité de messages. Les adolescents estiment en moyenne qu’ils envoient 48 SMS par semaine.

4. Usages d’internet

  • Le commerce par Internet progresse et élargit le choix des consommateurs

En juin 2008, 38% des personnes ont effectué au moins un achat par Internet au cours des douze derniers mois, soit cinq points de plus qu’en 2007.

Parmi les personnes qui ont fait des achats sur Internet, une large majorité (70%) estime faire des économies parce qu’elles peuvent sur Internet comparer les offres, et une proportion équivalente (69%) estime faire des économies aussi de par le prix moins élevé des produits et services achetés sur Internet.

  • L’utilisation d’Internet pour des démarches administratives et fiscales marque le pas

37% de la population a effectué une démarche administrative ou fiscale par Internet, soit un point de plus qu’en 2007. Cette stabilisation, qui peut n’être que provisoire, concerne notamment les télé-déclarations de l’impôt sur le revenu, qui ont atteint 7,4 millions en 2008, soit un niveau équivalent, mais pas supérieur, à celui de 2007.

AVESTISSEMENT

L'enquête a été réalisée en face-à-face durant le mois de juin 2007, sur un échantillon de 2.221 personnes représentatif de la population française de 12 ans et plus.

Cette enquête décrit les équipements et les usages des individus.

Ainsi, les taux d'équipement s'entendent comme la proportion des individus disposant d'un équipement dans leur foyer, et non pas la proportion de foyers équipés dont il est fait état couramment dans d'autres études.

Par exemple, d'après cette enquête, 61% de la population de 12 ans et plus (soit environ 52 millions de personnes) dispose d'une connexion à Internet au domicile en juin 2008, alors que d’autres enquêtes, dont le champ est celui des ménages, fournissent des résultats différents (85% des 26 millions de ménages au deuxième trimestre de 2008 selon la Référence des Equipements Multimédia Médiamétrie-GFK).

Les caractéristiques en termes de sexe, âge, diplôme, profession et lieu de résidence sont celles de la personne interrogée, le revenu est celui du ménage auquel appartient cette personne.

                        
                                                                                                                                                                           
                                Les documents associés

Smiley Les slides présentés lors de la conférence de presse (ppt) Smiley

Smiley L'étude en téléchargement (pdf - 1,3 Mo) Smiley

                               

24 novembre 2008

Obama et ses nouvelles technologies prêts à investir la Maison Blanche

Fort d'un réseau de millions d'adresses électroniques et d'une stratégie efficace de communication par Internet acquis lors de la campagne présidentielle, Barack Obama va entrer à la Maison Blanche avec l'opportunité de développer une présidence profitant au mieux des nouvelles technologies pour informer et gouverner. John F. Kennedy en son temps a su maîtriser la télévision comme moyen d'expression auprès du peuple et Obama est en mesure de renouveler cet art de la communication politique à son tour.

 

Au coeur de cet effort d'exploitation des réseaux modernes, Obama dispose d'une base de données de plus de 10 millions de partisans. Cette liste est considérée si précieuse que l'équipe de campagne d'Obama a considéré l'offrir comme garantie en vue d'un emprunt à un moment où les caisses n'étaient pas au mieux. Sur cette liste on ne retrouve pas moins de 3,1 millions de donateurs et des millions de volontaires ayant aidé à l'organisation des rassemblements, à l'enregistrement des électeurs et à la propagande électorale démocrate.

 

Une fois Obama investi, ces partisans pourraient être amenés à apporter leurs suggestions aux diverses initiatives gouvernementales et leur soutien pour les candidats démocrates aux élections de mi-mandat. Dans la continuité de la campagne, l'équipe d'Obama s'attache à développer des innovations basées sur les nouveaux médias pour les opérations de communication de la Maison Blanche.

 

Les données accumulées au cours de la campagne ne concernent pas seulement les noms et les informations de contact mais aussi des détails sur les attentes et préoccupations des personnes listées. Jusqu'à présent de telles listes étaient considérées utiles pour la campagne mais pas particulièrement exploitables pour améliorer la façon de gouverner. Mais Peter Greenberger, en charge de la publicité politique chez Google, estime que de telles données pourraient être une aubaine pour Obama en fournissant un support public aux propositions politiques.

 

La Maison Blanche pourrait géo-cibler ses publicités afin qu'elles apparaissent en ligne dans les régions où les américains seraient indécis. Obama pourrait également utiliser Internet afin de solliciter des signatures pour des pétitions en ligne, ou pourrait semer contextuellement des publicités vidéos afin qu'elles apparaissent à coté de reportages sur ses propositions.

 

Les Républicains perçoivent également la valeur potentielle d'une organisation en ligne et ces derniers jours un groupe de jeunes Républicains a lancé un site (http://www.rebuildtheparty.com)    appelant les prochains dirigeants du parti à utiliser Internet pour organiser et galvaniser les forces vives de l'opposition.

 

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56653.htm

 

Aussi :

Mon travail jusqu'en 2002

  • Olivier cordoleani

    Avant de produire des services internet, j'ai travaillé plusieurs années dans les jeux vidéo et le multimédia

    En savoir plus.......

un peu de pub pour payer les serveurs..

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